Puis-je adopter l’enfant de mon conjoint ?

La réponse est positive, mais doit être nuancée selon les situations. – Lorsque l’enfant a une filiation légalement établie à l’égard de ses deux parents, qu’elle soit légitime ou naturelle, il ne peut pas faire l’objet d’une adoption plénière, qui aurait pour effet de rompre les liens unissant l’enfant à sa famille d’origine, mais seulement d’une adoption simple. L’adoption plénière n’est possible que lorsque la filiation de l’enfant n’est établie qu’à l’égard du conjoint de l’adoptant. – Dans la majorité des cas, il s’agira donc d’une adoption simple, qui permet le maintien des liens avec la famille d’origine. L’enfant acquiert le nom de l’adoptant, ajouté en principe à celui d’origine, et s’il est mineur, se trouve placé sous l’autorité parentale de l’adoptant, concurremment avec son conjoint. Sur le plan fiscal, l’adopté simple bénéficie automatiquement dans ce cas du tarif des droits de mutation en ligne directe, et de l’abattement en vigueur (300.000 francs – 45.734,71 euros) ce qui est très avantageux